Au moment où l’attaché de presse des éditions La Musardine envoie le communiqué de présentation de la nouvelle collection .G dirigée par Octavie Delvaux, une collection écrite par des femmes pour des femmes, j’ai envie ici de redire mon attachement à la littérature érotique, quel que soit l’auteur, homme ou femme. Parce que je me fiche de savoir qui écrit, qu’il n’y a pas d’écriture féminine ou d’écriture masculine, parce que je peux détester des livres écrits par des femmes et aimer des livres écrits par des hommes ou inversement, tout simplement parce que l’écriture n’a rien à voir avec les organes génitaux de l’auteur.

Je comprends l’intérêt commercial d’une telle collection. Mais je ne comprends pas ce principe :

Je me méfie toujours du mot « vrai »,  mais je ne vais pas développer ce point.

La littérature érotique ne m’excite pas, si c’est ce que sous-entend l’expression « s’adresser au ventre des lectrices », ou alors très rarement. Dans ces « très rarement » figure, je m’en souviens, un texte écrit par un homme (si tant est qu’il s’agit bien d’un homme, c’était en tout cas un nom ou pseudonyme masculin). Je ne crois pas en une capacité féminine innée à évoquer ses propres sensations organiques et à réussir à éveiller celles d’une lectrice. Je ne crois qu’aux individus, différents les uns des autres : une femme pourra ressentir des choses très différentes d’une autre femme, à mon humble avis, je ne crois pas à l’universalité d’une communauté féminine.

Cela étant dit, les romans de cette nouvelle collection seront certainement très bien. J’apprécie beaucoup la plume d’Octavie Delvaux et je pense que ses choix méritent d’être découverts. Mais découverts à la fois par des hommes et par des femmes.

Le premier roman, Parties communes d’Anne Vassivière, sort le 16 mars. Son pitch me donne envie de le lire, mais comme j’ai décidé de laisser de côté les services presse pendant un moment, je ne le lirai (normalement) pas.