J’ai découvert par hasard que le site B-sensory avait une page « auteur » à mon nom, dans laquelle figurent plusieurs nouvelles que j’ai écrites. (Précisons que ma notice biographique est erronée, je ne suis plus directrice de collection, je ne me suis jamais vraiment prise pour un « écrivain » et les quelques mots suivants ne correspondent qu’à la notice d’un des textes, Isa, été 93. Edit : B. Sensory m’informe que la notice provient de l’éditeur, autrement dit L’ivre-book, et comme j’ai quitté L’ivre-book depuis longtemps, il est normal que l’info date… On m’a suggéré de fournir une nouvelle notice, ce que je vais faire. Merci à B. sensory pour cette mise à jour que je pense nécessaire.)

Apparemment, le catalogue érotique de L’ivre-book s’y trouve, puisque j’y vois A voyeur, voyeur et demi, Un Stage érotique et Isa, été 93. On peut voir aussi deux nouvelles publiées dans des collectifs « osez 20 histoires » de La Musardine : L’autre (issu d‘Osez 20 histoires de coups de foudre sexuels) et Luigi, par procuration – réduit à « Luigi » sur la couverture (issu d’Osez 20 histoires de sexe en voyage).

C’est surprenant de découvrir la vie de ses textes après publication. On ne contrôle plus rien. Les textes peuvent devenir des applications pour faire vibrer un sextoy connecté…

Je crois l’avoir déjà dit, je suis extrêmement dubitative par rapport à l’intérêt du « little bird », ce sextoy de B-sensory. On n’est plus maître de sa lecture* si des vibrations nous sont imposées aux moments qui sont jugés « excitants ». Or, qu’est-ce qui est excitant ? Ce qui l’est pour l’un ne sera pas pour l’autre. Et puis que dire si l’on réduit un texte érotique à n’être qu’un support à la masturbation ?

Enfin bref, cela existe, donc. Il y a sans doute des personnes qui trouvent ce principe très bien. Je ne m’exprimerai en tout cas plus sur ce sujet dorénavant.

* à nouveau, je modifie ce que j’ai écrit puisque B. sensory m’indique que l’on peut faire cesser ces vibrations si on le souhaite. Cela n’a peut-être pas grand intérêt d’avoir un Little bird si on n’entre pas dans le « jeu » proposé, mais il est possible de l’utiliser différemment. Je cite un extrait du message que l’on m’a adressé : « Nous sommes avant tout un kiosque de lecture érotique et une maison d’édition avec cette particularité qui consiste à proposer une expérience de lecture plus ludique à celles qui le voudraient. »