On bullshitDe l’art de dire des conneries – On bullshit est un tout petit volume : quatre-vingts pages en format papier, trente et une sur ma liseuse, et cela comprend plusieurs avant-propos. Je m’attendais à plus consistant.

Je m’attendais surtout, vu que l’auteur est professeur de philosophie, à un développement analytique, à une recherche approfondie du qui que quoi comment pourquoi… Or, cela reste flou, approximatif. Une démonstration par l’à peu près. L’auteur prend telle citation, telle anecdote, en tire ce qu’il souhaite dire…

Mais, ce livre ne serait-il pas lui-même un exemple de ce que sont les « conneries » ou « baratin » (traductions proposées pour « bullshit ») ? Faut-il prendre l’ouvrage au sérieux ? J’en doute. Je crois plutôt que ce texte est une fumisterie, du vent (autres termes utilisés dans le texte). C’est en tout cas déroutant. D’autant que la conclusion est d’affirmer que ces « conneries » ou « baratin » ne sont rien d’autre que de la sincérité (qui n’est comme eux ni dans le vrai ni dans le faux, mais dans un système hors vérité).

De l’art de dire des conneries – On bullshit, Harry Frankfurt, éd. Fayard / Mazarine, 10 €