En ce début de mois, quelques nouvelles. Elles seront bucoliques.

Pendant tout l’hiver, deux boules de graines pendaient à la grille placée devant une porte-fenêtre de la cuisine (située au 1er étage). Aucun oiseau n’est venu. J’ai laissé les graines plus longtemps que nécessaire et, alors qu’ à présent que la nourriture abonde autour de lui, un oiseau vient s’y nourrir. J’ignore de quel oiseau il s’agit. Je crois que c’est celui qui construit un nid dans une fissure d’un mur. D’après mes recherches, il pourrait s’agir d’une mésange nonnette, mais je n’en suis pas sûre. Il faudrait que je consulte un livre de photographies d’oiseaux pour pouvoir l’identifier correctement.

J’ai des plaisirs simples, en somme. Regarder l’oiseau manger des graines en fait partie.

Récemment, j’ai pensé que si on laissait le peu de terrain que nous avons à l’abandon pendant quelques années, il serait couvert d’arbres. C’est incroyable le nombre d’érables qui peuvent se mettre à croître en peu de temps grâce à ces semences que je nommais hélicoptères quand j’étais enfant et avec lesquels je jouais. Je n’ai vraiment plus envie de jouer avec à présent : ces semences sont une plaie. Ces derniers jours, j’ai déraciné plusieurs centaines de pousses. Il y en a partout, dans les cailloux, dans la terre bien sûr, et jusqu’entre les grilles d’évacuation de l’eau.

Au final, même ça, ce peut-être un petit plaisir. Traquer les pousses d’érable et les ôter une à une. C’est un moment de calme, je m’en occupe quand il fait beau.

Cela fait un peu plus d’un an que je vis où je suis en ce moment. Je n’ai jamais vu autant d’oiseaux – et surtout d’aussi près – qu’ici, alors même que je vivais à la campagne étant enfant. Tant est si bien que mon réveil matinal qui peut émettre plusieurs sons (vagues, pluie ou chant d’oiseaux) ne doit pas être réglé sur « chant d’oiseaux » car cela ne me réveille pas : c’est un bruit tellement habituel, journalier, qu’il ne peut plus me réveiller.

Et pourtant, je vis plus ou moins en ville, il y a de la circulation dans la rue juste devant chez moi. Surprenant, n’est-ce pas ?