Chroniques de San FranciscoLorsque j’ai commencé la lecture des Chroniques d’Édimbourg, j’ai appris que l’auteur souhaitait transposer dans sa ville un récit publié antérieurement, Chroniques de San Francisco. Il s’agit de plusieurs romans (le premier s’intitule Chroniques de San Francisco et les suivants adoptent une variante dans le titre : Nouvelles Chroniques, Autres Chroniques,…) par épisodes narrant le quotidien de quelques personnages qui vivent dans le même immeuble et leurs proches (collègues, amis, quelquefois leur famille). J’ai lu le plus grand bien de ces histoires américaines survenues au tout début des années 70 et j’ai profité d’une offre d’achat de l’ensemble de la série en deux gros volumes pour les acquérir et donc commencer à les lire.

Chroniques de San Francisco est un roman assez mouvementé, composé de très courts chapitres centrés sur l’un ou l’autre des personnages. Il y est question d’amitié, de drague, de retrouvailles, de cohabitation, de soirées dans tel ou tel lieu branché. Le point de départ est l’arrivée d’une jeune fille de Cleveland et des liens qu’elle tisse en retrouvant une ancienne amie et en s’installant dans l’immeuble où vivent les différents personnages qui font le sujet du récit. La moitié des personnages quasiment est homosexuelle ou bisexuelle. Ouvertement ou en le dissimulant. Il y a donc quelques révélations pour le lecteur au sujet des personnages. Trois personnes meurent au cours du roman : un suicide, un accident, une maladie. Ce sont donc des morts diversifiées. Et c’est un peu l’image que donne le roman : il y a des situations diversifiées. C’est parfois olé-olé. L’auteur imagine des situations inhabituelles, saugrenues. Tout cela dans un climat de liberté sexuelle et de mœurs, une tolérance vis-à-vis de la consommation de drogues, etc.

Très clairement, ce roman est divertissant. On peut le lire petit bout par petit bout, comme on regarderait un feuilleton télévisé. On ne s’attend pas à une grande œuvre littéraire, on lit pour le plaisir de se changer les idées. Cela étant dit, je préfère les Chroniques d’Edimbourg, pour son atmosphère, ses personnages (par exemple dans Chroniques de San Francisco, l’enfant est un outil, tandis qu’il est un personnage à part entière dans les romans d’A. McCall Smith, il apporte un point de vue intéressant). Comme j’ai la totalité des Chroniques, je lirai bien sûr la suite, mais plus tard…

Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin (dans un volume regroupant les trois premiers tomes publié par France Loisirs, malheureusement plus disponible à la vente, mais on peut trouver aussi les titres indépendamment les uns des autres aux éd. 10/18).

[Livre que j’ajoute à ma liste de lecture du challenge Littérature LGBT de Livraddict]