Ce roman du XVIIIe siècle, Le Curé de Wakefield, narre petits et grands tracas d’une famille, celle du curé de Wakefield. Le malheur s’abat sur ses membres ; chaque chapitre quasiment est l’occasion de nouvelles disgrâces, de nouvelles ruines, enlèvements, escroqueries,… Face à ces malheurs, le bon Dr Primrose, curé, sermonne, disserte, choisit l’abnégation, la foi, le bien. Des discours jalonnent ainsi le texte, des réflexions sur des thèmes divers comme la liberté, la monarchie, la prison, en plus de considérations morales sur la respectabilité, l’honneur,…

Les traits d’humour sont assez fréquents au début du roman surtout, c’est un point que j’ai apprécié. Les aventures rocambolesques m’ont par contre lassée à cause de leur fréquence et de leur amplitude. D’abord aisée, la famille chute jusqu’à la pauvreté et la misère, avec la perte de tous leurs biens (et l’incendie de leur demeure), ainsi que deux de ses membres en prison dont un qui doit être exécuté. On ne peut tomber plus bas. Mais comme par magie, in extremis, tout rentre dans l’ordre, le bien triomphe, la morte ressuscite (ou plutôt celle que l’on croyait morte ne l’était pas), l’honneur est sauf, ceux qui s’aiment sont unis, etc.

Beaucoup de situations sont outrées, avec des situations de réapparition de personnages telles qu’on en trouve dans des farces. Par certains aspects, le texte a pu me faire penser à Candide ou L’Optimisme de Voltaire.

Je ne peux pas dire que j’ai aimé le texte, mais c’est une curiosité à découvrir.

Le Curé de Wakefield, Oliver Goldsmith, trad. de Pierre Goubert, éd. Le livre de poche, 7,90€  (existe aussi en format numérique)