Voici le billet du mois que vous attendez tous impatiemment. Je plaisante, mes statistiques révèlent que je touche le fond avec à peine 200 visites par jour sur l’ensemble des ramifications de ce blog. L’avenir – ou plutôt le présent -, c’est l’expression sur youtube et non les blogs… Mon grand de bientôt 13 ans ne jure que par les vidéos youtube. Il apprend même des choses de la vie quotidienne de cette manière, au lieu de regarder autour de lui et d’écouter des conversations. Souvent, il croit m’apprendre des choses en récitant ce qu’il vient de regarder. Hier, j’ai regardé la vidéo d’une lectrice qui évoquait trois livres. Je ne me sens pas capable de faire de même. Et surtout, je me mets à la place de celles set ceux qui consulteraient ma vidéo : regarder une vidéo, à mon avis, est ennuyeux, car on est obligé d’écouter tout de A à Z au lieu de puiser uniquement ce qui peut intéresser comme dans un texte. On perd donc du temps. Le temps de la parole n’est d’ailleurs pas celui de la lecture, la parole est si lente. Double perte de temps. C’est à ce genre de détails que j’ai l’impression d’être en décalage avec mes contemporains. Rien ne vaut un texte.

La semaine prochaine s’annonce difficile, avec des examens médicaux pour mon fils cadet, pas mal d’attente pour moi, donc des lectures en perspective. Je vais sans doute enfin commencer le tome 2 de Haut-Royaume, lire un autre livre numérique que je viens de m’offrir (je commence enfin à acheter des livres numériques, il m’a fallu du temps pour faire ce pas), finir le roman par lettres que j’ai commencé…

Il y a quelques jours, j’ai lu un article du Monde sur le dernier album de M, Lamomali. L’article n’était pas élogieux, la chanson « Manitoumani » avait plu mais pas le reste. Je comprends le point de vue du chroniqueur, mais j’en ai un très différent. Quand j’ai raconté ça à mon mari, il m’a dit : « écris une réponse au Monde sur ton blog ». Cela m’a fait rire. Je profite de ce billet du mois pour dire à quel point j’aime cet album (mon cadeau de fête des mères). Il n’y a pas de chanson qui me déplaise, ce qui est rare. Alors bien sûr, si on veut écouter de la musique traditionnelle malienne, ce n’est pas Lamomali qu’il faut écouter, mais au lieu de dire que c’est « l’album malien de M », etc. comme on l’entend souvent, il vaut mieux évoquer le métissage. Ce n’est pas l’idée de la photo même de l’album ? Si on part sur l’idée du métissage, du mélange de genres musicaux, des voix, des styles, alors on accepte bien mieux Lamomali avec sa diversité. Et même, peut-être, comme moi, on l’aime. Y compris une chanson déjantée comme « Bal de Bamako » (avis non partagé par mon mari cependant, cette chanson lui sort des yeux et des oreilles).