Les Yeux du dragonJe ne parviendrai pas à lire intégralement ce roman jeunesse, j’ai choisi de l’abandonner après une petite centaine de pages lues. Les Yeux du dragon est le premier livre de Stephen King que j’essaie de lire. J’ai choisi de commencer par ce roman jeunesse tout simplement parce qu’un de mes enfants l’avait dans sa bibliothèque, c’est un cadeau qu’il a reçu. Je l’avais sous la main, pourquoi ne pas essayer ?

Je comprends que ce livre puisse plaire à des lecteurs qui apprécient les phrases courtes et très claires. Pour être clair, c’est vraiment limpide, on ne trébuche sur aucun mot, on a tout le détail des actions, tout est minutieusement raconté. Ce roman est écrit à la manière d’un conte tel qu’il pourrait être évoqué oralement. Il y a des répétitions, on essaie de capter l’attention d’un public, mais ce qui fonctionne à l’oral ne fonctionne pas toujours à l’écrit et pour ma part, j’ai trouvé ce mode d’écriture particulièrement ennuyeux. J’ai pensé que ces 100 et quelques pages lues ne m’avaient guère fait progresser dans l’histoire, que tout aurait pu être condensée en trois fois moins de place sans qu’aucun détail important ne soit omis. Cet étirement du texte ne me convient pas du tout. J’ai longtemps tergiversé pour savoir si j’allais tout de même lire la suite, mais c’est au-delà de mes forces. Un des droits du lecteur, selon D. Pennac, n’est-ce pas aussi de renoncer à la lecture ?

Les Yeux du dragon, Stephen King, éd. Flammarion jeunesse, 16€