Les hommes ne lisent pas de romanceLes hommes ne lisent pas de romance est le titre d’une romance écrite… par un homme. Il s’agit aussi d’une enquête dans un village perdu au milieu de nulle part sur le possible meurtre d’une vieille dame recluse dans son manoir avec son chat et son lapin, autrice (et surtout pas auteure) de romans sentimentaux.

Site de l’auteur, Nico Bally

Roméo retourne dans le village de son enfance, chez son père, parce qu’il a nul endroit où aller, pas de travail et peu de perspectives d’avenir. Il pourrait peut-être écrire quelques articles pour le journal local ? Au lieu de rendre compte d’enquêtes criminelles, il doit écrire la nécrologie de Lady Myrtille, qui a écrit deux romans d’amour par an. Cela fait beaucoup de romans sentimentaux. Toute une bibliothèque ! Sa petite-nièce, Meg, l’accueille et l’aide dans son travail de recherche. Mais Roméo sent la noix de coco à plein nez, signe qu’il y a quelque chose de louche dans cette mort. Et cela a sans doute un rapport avec les romans de la vieille dame… Roméo, qui n’est au village que pour peu de temps, croit-il, tombe sous le charme de Meg, chauffeuse de taxi et factrice du village. Une histoire d’amour est-elle possible entre un pseudo-aventurier citadin et une irréductible campagnarde ?

De même que dans le roman que j’ai fini hier, L’homme idéal existe. Il est québécois, j’ai eu du mal d’entrer dans le livre. Le premier chapitre me semblait présenter des lourdeurs. Un paragraphe surtout m’a dérangée, à cause des répétitions de « ça » ou « c’est » et au « vers moi » qui me semblait inutile et lourd :

Mes différentes tentatives pour attirer son regard vers moi se sont révélées stériles. Ca m’aurait pourtant occupé de flirter un peu. Il n’y a que ça à faire dans ce train à moitié vide qui roule au ralenti dans la campagne vendéenne. Et regarder le soleil se coucher c’est sympa, mais au bout de dix minutes ça devient lassant.

Il m’est souvent difficile d’entrer dans les romans, de m’adapter à l’écriture de l’auteur. Mais peut-être est-ce aussi parce que les auteurs ont du mal eux-mêmes de poser les premières lignes de leur récit ? Que l’écriture est alors un peu brouillon ?

Quoi qu’il en soit, je n’ai plus perçu de tels défauts d’écriture par la suite. Mieux, j’ai grandement apprécié ma lecture. C’est assez drôle, les personnages sont pittoresques et le cadre du village, de ses traditions et fêtes, de ses petites histoires et rumeurs diverses, est agréable et bien rendu. On se plaît à lire tous les extraits des œuvres de Lady Myrtille, à écouter les uns et les autres parler de ses romans, jusqu’à Roméo, chargé de discourir sur elle le jour de l’enterrement, qui prend la défense des romans d’amour, œuvres courageuses où les auteurs – et autrices – mettent à nu et dissèquent les sentiments humains.

Les hommes ne lisent pas de romance est un court roman bien sympathique. J’ai passé un très bon moment à le lire.

Et l’enquête dans tout ça ? La clef du mystère est finalement dans les romans eux-mêmes… La clé de l’amour semble aussi s’y trouver : l’écrit permettrait de mieux comprendre le réel.

Les hommes ne lisent pas de romance, Nico Bally, auto-édition, format papier 9,37€,  eBook 0,99€