Les WatsonIl est incompréhensible que les éditions Archipoche mentionnent sur la première de couverture de ce titre de Jane Austen, Les Watson, le terme « nouvelle ». Il ne s’agit pas d’une nouvelle. Le texte est court, parce qu’il est inachevé, voilà tout.

Les Watson a tout d’un roman, les personnages sont posés, les inclinations des unes et des autres notifiés, il ne reste plus qu’à faire interagir ce petit monde. Cela a commencé bien sûr, tout d’abord lors d’une réception, ensuite lors de la réunion familiale dans laquelle s’insère Tom Musgrave. On devine qu’Emma Watson continuera de repousser et Tom Musgrave et Lord Osborne pour s’intéresser à Howard, qui paraît si déplaisant à sa sœur Elizabeth mais qui semble fort lui plaire, à elle…

La question du devenir d’Emma est au cœur de l’intrigue, on la sait pauvre, alors qu’elle a été élevée par une tante riche qui aurait pu lui laisser son héritage. Ses espérances sont réduits à néant à cause du remariage de cette tante, si bien qu’elle est contrainte de séjourner dans sa famille. Mais le vieux père, souffrant, pourrait bien mourir, si bien que la situation d’Emma – et de ses sœurs non mariées – est plus que précaire.

Plusieurs situations et thèmes de ce début de roman figurent dans d’autres œuvres de l’auteure. Je regrette vivement que le roman n’ait pas été poursuivi car il semblait très prometteur. L’écriture en est délicieuse.

Les Watson, Jane Austen, éd. Archipoche, livre offert pour deux volumes Archipoche achetés.