Ginny MoonGinny Moon aurait dû me plaire. C’est l’histoire d’une enfant autiste adoptée, qui plus est écrite par quelqu’un qui savait de quoi il parlait, puisqu’il était précisé que l’auteur avait lui-même adopté une enfant autiste. Ce roman aurait pu me plaire, j’ai donc demandé un service presse à HarperCollins via le site Netgalley et l’ai reçu.

Première déception : le format. Quand je demande un livre habituellement, j’ai ensuite le choix de le télécharger en .mobi ou en .ePUB. Pour ce titre, c’était .mobi (pour les liseuses Kindle) ou .PDF pour… pour lire sur son ordinateur ? Ma liseuse Kobo accepte les PDF, mais il faut voir quel est le résultat : un texte si petit qu’il en est quasiment illisible. J’ai donc pesté en me disant que le site Netgalley devrait bien prévenir quand le format ePUB n’est pas disponible, cela m’éviterait de demander de tels livres.

J’ai quand même lu un certain nombre de pages. Et là, deuxième déception… Ginny, la jeune fille autiste, est la narratrice. Elle s’exprime donc de manière particulière. Qu’elle dise « parents-pour-toujours » n’est pas gênant en soi, idem pour « maison bleue », « voiture verte », mais si on cumule l’ensemble, qu’on le répète souvent, et si on ajoute des expressions comme « j’ai peur peur peur », cela devient vite très lourd à lire. L’écriture ne me convient pas du tout, jamais je ne pourrais lire 400 et quelques pages écrites de la sorte.

L’idée de voir le monde à travers les yeux de cette adolescente est un parti-pris intéressant, mais le rendu dans une œuvre littéraire est très décevant. Ginny Moon aurait pu me plaire, mais compte tenu de ces deux problèmes, j’ai renoncé à lire ce roman.

Ginny Moon, Benjamin Ludwig, éd. HarperCollins, 19,90€ le format papier, 12,99€ l’eBook