Vacances tous risquesLe sixième tome des enquêtes d’Agatha Raisin s’intitule Vacances tous risques. James Lacey est parti sur l’île de Chypre. Agatha Raisin, à la fin du tome 5, a décidé de l’y rejoindre. A-t-elle bien fait ? James ne va-t-il pas considérer qu’Agatha le harcèle ?

A la recherche de James, mais disposée à prendre un peu de fraîcheur lors d’une petite croisière, Agatha fait la connaissance de deux trios qui n’ont rien en commun et qui pourtant ne se séparent plus. Rose particulièrement l’intrigue. Jusqu’à ce qu’elle soit assassinée presque sous ses yeux. James et Agatha se retrouvent pour enquêter. Agatha fait preuve d’aussi peu de tact que d’habitude et manque de se faire assassiner à plusieurs reprises. James ne semble pas s’inquiéter pour elle outre mesure et préfère s’éclipser en Turquie, laissant Agatha aux bons soins de Charles, le baronnet rencontré dans le tome 4, Randonnée mortelle (celui-là même qui doit faire l’objet d’un téléfilm qui semble assez godiche.)

Le roman est parsemé d’informations touristiques sur les monuments chypriotes et sur l’histoire du nord de l’île. Ce sont des passages qui manquent à mon avis de naturel. Quand on prend l’excuse d’une lecture de guide touristique, éventuellement, mais sinon…

Le personnage de James cultive le mystère. Il ne serait pas surprenant que le tome suivant nous fasse une révélation à son sujet.

Il est assez surprenant de croiser Charles dans ce tome 6. Il semble que l’on soit amené à revoir ce personnage décomplexé et que James soit jaloux de sa présence encore quelque temps.

Au final, Vacances tous risques est semblable aux tomes précédents : de lecture facile, distrayant, mais sans rien d’exceptionnel. Rappelez-moi de ne pas acheter la suite : il y a bien d’autres séries policières plus intéressantes que celle-là.

(Une lecture que j’ajoute à mon challenge Écosse sur Livraddict, parce que l’auteure est écossaise et qu’un personnage est écossais – et le fait remarquer à cause de son accent.)

Agatha Raisin enquête, tome 6, Vacances tous risques, M. C. Beaton, éd. Albin Michel, 14€