Dialogues des carmélites est un livre que j’ai trouvé dans une brocante… J’ai dû lire quand j’étais encore au lycée un livre de Georges Bernanos, je suis quasiment certaine d’avoir lu Sous le soleil de Satan, mais rien d’autre apparemment. J’ai considéré ce texte comme une pièce de théâtre. Il s’agit d’un scénario de film et je ne suis pas sûre que j’aimerais le film en question. Par contre, l’imaginer représenter sur une scène de théâtre me convient davantage. J’accepte bien plus le langage travaillé au théâtre qu’au cinéma. C’est peut-être même ce que j’aime le plus au théâtre, l’aspect presque artificiel de la parole. En l’occurrence, Dialogues des carmélites est un beau texte théâtral.

Ce que l’on y raconte ? Comment des religieuses, et surtout le personnage principal, Blanche de la Force ou Sœur Blanche de l’Agonie du Christ selon le nom qu’elle a choisi de porter, arrivent à l’échafaud en cette période trouble de révolution française. Fin XVIIIe, des femmes vivent en congrégation, c’est une vie sociale particulière, qui n’est pas exempte de rivalité, de suspicion, de petits coups bas, de rires, d’amour de la vie, de peur de vivre. Blanche est faible. Est-ce une force ou une faiblesse de choisir de rejoindre les autres sœurs dans la mort ?

Je n’ai pas trouvé la couverture de l’édition que je possède (celle de l’édition de février 1996), je vous place celle qui figure sur le site des éditions Points.

Dialogues des carmélites, Georges Bernanos, éd. Points