Un titre in english, The Modigliani Scandal, car il s’agit de ma première lecture en anglais réalisée intégralement. Et grâce à quoi ? A la très chouette collection Yes you can d’Harrap’s : « lire en anglais avec la traduction des mots-clés ».

J’ai un niveau d’anglais très sommaire. L’anglais a été ma LV2, j’ai cessé de la pratiquer après le bac, je n’ai jamais entretenu le peu que je connaissais. Lorsque j’ai voyagé en Irlande, il y a plusieurs années, j’ai été dépitée de constater que personne ne comprenait la moindre de mes phrases…. et je ne comprenais rien moi-même. Par contre, cette année, Londres m’a permis de constater que je pouvais me faire comprendre et que je pouvais comprendre ce que l’on me disait – à condition que ce soit des phrases basiques. Ouf ! Forte de cette constatation, je me suis dit, en voyant ce titre de Ken Follett en librairie : vas-y ma vieille, tu vas y arriver. Et j’y suis arrivée. Autrement dit, même quand on a un niveau à peine intermédiaire, il est possible de lire un texte en anglais grâce à cette collection adaptée.

Si j’ai pris The Modigliani Scandal de Ken Follett, c’était donc d’abord pour lire en anglais. Il n’y avait pas d’autre titre disponible, j’ai pris ce que j’ai pu. Mais tout de même, j’avais lu un seul livre de Ken Follett jusqu’à présent, il s’agissait d’un titre pour enfants, L’Appel des étoiles et je pense depuis un moment lire d’autres textes de l’auteur. Autre raison qui m’a convaincue de tenter cette lecture : le thème de l’art, de la peinture, et aussi de l’enquête autour d’un tableau. Je suis friande de ces textes. Songeons au roman d’Artura Perez Reverde, Le Tableau du Maître flamant ou encore à celui de Jip, 4-5-6 L’Or et la cerise.

The Modigliani Scandal est un roman court, découpé en cinq petits chapitres par partie, et il y a quatre parties. Un texte rêvé pour la petite lectrice que je suis quand il s’agit de faire l’effort de comprendre ce que je lis, mot à mot. Ce découpage minutieux a aussi l’avantage de couvrir tous les personnages, un à un, puis de les faire progressivement interagir. L’entrée dans le roman est très progressive.

La quête du tableau de Modigliani est l’un des fils de l’histoire. Le thème principal est le monde impitoyable de l’art, mené par le goût des collectionneurs, servi par la rapacité des galeristes, pleuré par les peintres… à moins que ceux-ci ne réagissent et ne créent une entourloupe.

Ce n’est pas un grand roman, ce n’est pas une grande fresque, mais l’auteur est allé à l’essentiel ; les machinations, les influences des uns sur les autres sont clairement montrées, on a l’impression d’assister à un spectacle de marionnettes, chacun tirant les ficelles d’un autre, et l’auteur, au-dessus, menant la danse.

Une lecture encourageante pour moi, je réitérerai donc les lectures en anglais avec cette collection Yes you can. Reste qu’il faut trouver lesdits livres en librairie…

The Modigliani Scandal, Ken Follett, éd. Harrap’s, coll. Yes you can, 8,90€