Comment nous pourrions vivrePetit livre publié par les éditions Le passager clandestin, Comment nous pourrions vivre reprend le texte d’une conférence de William Morris, socialiste anglais du XIXe siècle (j’apporte cette précision parce que je n’avais pour ma part jamais entendu parler de lui). Le texte est court. Il est précédé d’une introduction de Serge Latouche (dont j’avais déjà dû lire un livre sur la décroissance ou au moins des articles, je ne sais plus) et suivi d’un entretien avec Christian Arnsperger, chercheur, publié précédemment dans une revue. Je pense que j’avais acheté ce livre au moment où Le passager clandestin avait lancé un appel aux lecteurs suite à des difficultés financières. Je dois avoir un ou deux autres livres de cette maison d’édition dans ma grande pile de livres à lire…

William Morris est présenté par Serge Latouche comme un précurseur du mouvement décroissant. Le site de la maison d’édition présente le texte avec cette formule : « Une conférence de l’un des tout premiers écolos radicaux ! » Ce texte de conférence est cependant moins axé sur l’écologie et sur la décroissance qu’une autre œuvre de l’auteur, évoquée par S. Latouche en introduction : News from nowhere. Un texte qu’il serait intéressant de lire, à mon avis, mais il y a d’autres textes sur ces thèmes que je souhaite lire depuis longtemps. Je n’ai encore jamais jeté un œil aux écrits d’André Gorz par exemple, alors que j’envisage de le faire depuis longtemps.

Bref, le texte de la conférence n’est pas tant porté sur la décroissance que sur la transformation complète des modèles sociaux, sur la révolution nécessaire qui seule peut apporter des conditions de vie décente à l’ensemble des êtres humains. Et cette décence de vie, c’est pouvoir avoir la santé, vivre dans un environnement non pollué, etc. On retrouve donc l’écologie, mais la condition sine qua non est un changement social. Les deux sont nécessairement liés. (Ce qui me semble évident, mais ce n’est pas évident pour tout le monde, on se chamaille parfois, mon mari et moi, à ce sujet.)

Comment nous pourrions vivre est un texte intéressant mais trop court. Il faudrait que je lise quelque chose de plus dense…

Comment nous pourrions vivre, William Morris, éd. Le passager clandestin, 7€