Moi d'abordMoi d’abord est le premier roman de Katherine Pancol, publié en 79. C’est un livre que Juju m’avait adressé, comme bien d’autres, et que je n’avais pas encore lu (j’en ai encore un certain nombre comme ça, à lire, mais je compte bien les lire un à un). Vu que je viens de ranger ma bibliothèque, je retrouve quantité de livres mis de côté… Celui-là en faisait partie.

Je ne connaissais pas encore l’auteure. Aucun de ses titres en librairie ne m’avait encore intéressée, malgré le succès des livres en question. Il faut dire que je n’aime pas du tout les 4e de couverture avec leur texte simplissime à tel point qu’on pourrait croire qu’ils sont écrits pour de quasi-analphabètes. On se demande si le livre lui-même est écrit de la sorte et ce doute m’a toujours empêché d’approcher le texte des romans.

Pour Moi d’abord, il y a une simple citation d’une journaliste du Monde en 4e de couverture dans cette édition de France Loisirs (en grand format, car j’ai vu que depuis le livre était aussi paru en collection de poche).

C’est un roman court, le personnage principal est jeune et sa vie semble au moins en partie calquée sur celle de l’auteure, compte tenu de la rapide notice biographique dont on dispose. L’une (le personnage) et l’autre (l’auteure) ont ainsi pour point commun d’avoir enseigné le français, le latin et l’histoire dans une école de Lausanne.

Ce personnage, Sophie, expérimente la vie. La vie sexuelle et sentimentale surtout, dans les bras de Patrick puis d’Antoine. Elle se plie aux règles de son milieu, aux influences des uns et des autres, se voit mariée, avec des enfants, puisque tel est le bon plaisir d’autrui. Ce cri « moi d’abord » est prononcé en toute fin de livre, quand Sophie choisit le métier qui l’attire au détriment d’une vie bien rangée en devenant journaliste.

Le personnage de l’amie de toujours, Ramona, est intéressant. Poétique, quasi-irréel. J’ai aussi beaucoup cette autre marginale, la tante qui fait pousser toutes sortes de plantes. Sans doute stéréotypée mais si attachante. La propre vie de Sophie ne m’a pas vraiment tenue en haleine, le dénouement était attendu, ne serait-ce que pour faire écho au titre.

Un roman qui se lit facilement,  qui n’est pas d’une grande attractivité mais qui n’est pas déplaisant à lire non plus. J’ai un avis mitigé à son sujet.

Moi d’abord, Katherine Pancol, éd. du Seuil, rééd. France Loisirs (impossible de trouver la couverture de cette ancienne édition, je vous place la couverture actuelle des éd. France Loisirs que je trouve jolie, bien que sans rapport avec le texte)