Il m’est difficile de rédiger un billet de blog pour chaque lecture faite ces dernières semaines. Manque de temps et peut-être manque d’intérêt porté à ce blog en ce moment. Comme je veux garder tout de même une trace de ces lectures, je vous propose un billet dépourvu d’organisation où je note quelques mots sur tel ou tel bouquin.

  • Thermae Romae VIThermae Romae de Mari Yamazaki aux éditions Casterman, un manga dont j’avais lu les deux premiers tomes et dont j’ai lu les quatre tomes suivants ces derniers jours. Cela m’a été facilité par l’existence de tomes doubles vendus chez France Loisirs à moindre prix. J’ai acquis le tome III + IV et le tome V + VI. Pour le tome III, il s’agissait d’un schéma similaire aux deux premiers tomes : Lucius se volatilise dans l’eau, à Rome, pour émerger dans le pays des « visages plats », au Japon donc, au XXIe siècle. Il acquiert des techniques, pioche des idées qu’il réutilise ensuite pour construire ou une baignoire dans un tonneau, ou des aménagements pour des thermes entre luxe et sobriété. Je me demandais combien de temps ces aller-retour allaient pouvoir se poursuivre sans lasser le lecteur. Eh bien l’auteure a su gérer cette possible lassitude en laissant par la suite Lucius plus longtemps au Japon, où il rencontre différentes personnes, s’interpose dans un conflit, travaille dans une auberge et… tombe amoureux. La fin de Thermae Romae est une histoire d’amour. Mais il s’agit aussi de la fin du règle d’Hadrien, marqué par sa maladie et par le renouveau de Baïes, ville thermale sortie de l’imagination de Lucius et de son expérience au Japon. Une série dont j’ai terminé la lecture et que j’ai grandement appréciée. Le fait que cela se déroule dans l’Antiquité latine y est pour beaucoup et il est aussi très intéressant de présenter une culture (le Japon contemporain) avec les yeux d’un étranger. Je poursuivrai avec Pline, autre série commencée par l’auteure.
  • L'Énigme AlexandrieL’Énigme Alexandrie de Steve Berry aux éd. Cherche-Midi, un thriller en grand format que j’avais gagné sur un site lors de sa parution, il y a un certain nombre d’années. Un début assez laborieux, des disputes entre ex-conjoints qui sont assez lourdes, des explications trop rabâchées, comme si le lecteur était un ignorant, des dialogues inutiles parce qu’ils n’apportent rien à l’intrigue. Ensuite, cela s’arrange tout de même. On prend le prétexte de la présence d’un ado qui ne connaît pas du tout la Bible pour donner des explications, le lecteur a donc moins l’impression que ce sont ses propres carences que l’on comble. La fin utilise un ressort que je n’apprécie pas : on fait croire qu’une personne est morte et hop, on la fait réapparaître in extremis. C’est un peu fort, je trouve… Heureusement, certains passages m’ont plu, comme la correspondance fictive entre St-Augustin et St-Jérôme à propos de la traduction de la Bible en latin. L’histoire tourne autour de textes antiques, appartenant à la bibliothèque d’Alexandrie, qui auraient été copiés ou sauvés directement et cachés quelque part dans le désert… Que de sources de connaissance ! Et celui qui sait détient le pouvoir, d’autant que la Bible que l’on connaît serait une adaptation qui n’aurait rien à voir avec le texte hébreu d’origine. Cette réécriture de l’Histoire est fascinante et un très bon point de départ pour le roman. Dommage qu’il ne soit pas toujours à la hauteur.
  • La Mal AiméeLa Mal Aimée de Kim Dong-Hwa aux éd. Casterman. J’avais beaucoup aimé la délicatesse d‘Histoire couleur terre. Je retrouve dans La mal Aimée le même genre de courtes histoires sur le cycle de la vie et des saisons, sur les enfants qui deviennent des jeunes filles puis des femmes, sur l’amour naissant, sur l’amour qui demeure plus fort que tout, même la mort. Un trait fin, qui célèbre la beauté de la nature et des jeunes filles.
  • La Dague d'ivoireAnna, où es-tu ? et La Dague d’ivoire de Patricia Wentworth aux éditions 10/18 dans la collection Grands détectives. Deux romans policiers faisant intervenir Miss Silver, détective qui annonce Miss Marple… J’ai préféré le deuxième au premier, qui offre un retournement de situation un peu trop brusque à mon goût. Le premier développe aussi une atmosphère assez étrange avec des personnages d’originaux, artisans, charlatans… et surtout le maître des lieux, Jupiter tonitruant. La Dague d’ivoire est plus classique : un seul lieu, différentes pièces où rôdent la nuit plusieurs personnages qui auraient pu avoir l’occasion de tuer l’homme dans son bureau. Des personnages assez stéréotypés : la jeune fille faible, la tante autoritaire, le majordome inébranlable, le domestique jeune et timide, le parent qui dilapide son argent… Rien d’original, mais c’est bien orchestré et cela se lit avec plaisir.