Ekhö 1J’ai lu récemment les trois premiers tomes (sur les six publiés) de la BD Ekhö, monde miroir. Il s’agit d’une bande dessinée très colorée, frivole, jolie à feuilleter, avec une petite enquête dans chaque tome qui se déroule dans une ville différente à chaque fois.

J’ai acheté ces tomes en pensant que les enfants pourraient les lire. En fin de compte, on est dans l’entre-deux avec cette série : cela pourrait être pour les enfants si ce n’était pas aussi sexualisé, et pour des adultes, la BD peut sembler un peu trop légère en terme de contenu.

La jeune et jolie Fourmille Gratule prend l’avion pour New-York. Dans cet avion, un petit animal ressemblant à un écureuil surgit et lui demande si elle accepte l’héritage de sa tante récemment décédée. Or, cette tante est morte depuis de nombreuses années. Mais pour ce monde-ci seulement, car elle a en réalité vécu dans le monde miroir, dans lequel Fourmille est alors conviée. Comme elle a agrippé le bras de son voisin lors du transfert, cet homme, Yuri Podrov, se retrouve coincé avec elle dans un New-York très particulier… L’électricité n’existe pas sur Ekhö et il y vit d’étranges créatures.

Premier tome : New-York. On pose les bases du récit, avec le changement de monde. Le fantastique, ce basculement du réel, ne dure pas. On est finalement dans un monde de fantasy, les deux protagonistes vont désormais vivre à Ekhö et se familiariser avec les modes de vie locaux. Les preshauns sont les gardiens d’un ordre qu’il ne faut pas bousculer.

Fourmille Gratule hérite de l’entreprise de sa tante, qui gérait les carrières d’artistes et notamment celles de deux strip-teaseuses. Avec cette BD, les femmes sont jeunes, avec des formes mises en valeur, parfois à moitié nues. Fourmille ne fait pas exception à la règle, en témoignent les couvertures des BD.

Fourmille a l’étrange particularité d’accueillir en elle une personne défunte. Elle croit alors être ce ou cette mort(e). Dans le premier tome, sa tante prend possession d’elle et déclare qu’on l’a tuée.

Ekhö 2Dans le deuxième tome, Paris empire, c’est le fils de l’empereur qui est mort avant d’avoir pu donner à son père un document important qui dénonce une personne de son entourage. L’histoire se déroule dans la version d’Ekhö du moulin rouge, avec ses danseuses déplumées.

Ekhö 3Dans le troisième tome, Hollywood boulevard, c’est une actrice qui joue nue (évidemment) qui meurt dans sa piscine. Fourmille prend la personnalité de cette actrice et, puisqu’elle est qualifiée de nymphomane, se jette sur Yuri qui n’en demandait pas tant.

Les énigmes autour de ces morts sont rapidement résolues et Fourmille peut redevenir elle-même. En toile de fond s’agitent les peshuns et la menace du déséquilibre d’Ekhö.

Ekhö est une série sympathique, un brin olé olé. J’en apprécie les coloris et les décors urbains à la sauce fantasy. Les intrigues sont assez maigres, mais il est difficile de développer une histoire fournie en 48 pages. Ekhö est une BD assez agréable dans son ensemble. Je ne sais pas cependant si j’achèterai les volumes suivants.

Ekhö, monde miroir, scénario de Christophe Arleston et dessins d’Alessandro Barbucci, éd. Soleil, rééd. France Loisirs au prix de 10,99€ le tome