La Couleur de l'airJe vous ai parlé de Coup de sang il y a peu car j’avais acheté et lu les deux premiers tomes. Or, Coup de sang est une trilogie. J’ai trouvé à la bibliothèque, samedi, le troisième et dernier tome, La Couleur de l’air, et l’ai lu immédiatement.

Si les deux premiers volumes, Animal’z et Roem & Julia peuvent se lire dans n’importe quel ordre et même indépendamment l’un de l’autre, La Couleur de l’air ne trouve place qu’après les deux premiers, nécessairement. Après l’eau et la terre, c’est l’air qui permet de fuir. A bord d’un zeppelin, un homme, une femme, deux filles jumelles qui parlent pas citations d’auteurs (Nietzsche surtout), un autre homme et le conducteur, blessé. Des animaux s’y agrippent et y entrent comme s’il s’agissait de l’arche de Noé.

S’il est important de lire les deux premiers tomes auparavant, c’est que l’on retrouve les personnages déjà rencontrés. Tous finissent par se réunir sur des plateformes volantes, alors que la grisaille cesse, qu’un immense nuage noir est avalé par un volcan, que la terre se régénère en neutralisant tout ce qui lui était mauvais – les armes nucléaires transportées par le zeppelin notamment – et que le ciel devient d’un bleu lumineux.

La BD passe donc par différents coloris. Le gris qui régnait sur les BD précédentes disparaît. La couleur apparaît enfin.

La terre, vivante, a-t-elle besoin des êtres humains ? Elle en épargne, à condition qu’ils s’associent deux à deux. Elle pose ainsi de nouvelles bases de coopération.

Un cycle de trois tomes que j’ai beaucoup aimé, tant le scénario que les dessins.

Coup de sang, tome 3, La Couleur de l’air, Enki Bilal, éd. Casterman, 18€