Le Monde selon BertieJ’avais beaucoup aimé les trois premiers tomes des Chroniques d’Édimbourg d’Alexander McCall Smith. J’ai à présent fini le 4e tome, Le Monde selon Bertie.

On y retrouve les personnages phare des précédents tomes. Pat et Mattew sont ensemble, mais vont se séparer. Bertie a un petit frère, Ulysse, qui ressemble étrangement à son psychothérapeute. Le chien du peintre, Angus, est accusé – à tort – d’avoir mordu quelqu’un. Bruce, de retour à Édimbourg, emménage chez une jeune femme qu’il est contraint d’épouser – mais y trouve financièrement son compte. Des jacobites attendent l’arrivée d’un descendant de Bonnie prince Charles. Et tant d’autres aventures et anecdotes…

On réfléchit beaucoup sur des questions existentielles et des petits riens. La vie s’écoule ainsi, dans son confort bourgeois, au 44 Scotland Street et parmi les anciens locataires de l’adresse ainsi que leurs proches.

Alexander McCall Smith a un véritable talent pour intéresser à tant de petites choses anodines, à des réflexions sur les façons de vivre de chacun. C’est vivant, varié, avec beaucoup de justesse malgré les exagérations et des portraits caricaturaux – comme celui de la mère de Bertie. J’ai lu entre le 3e tome et ce 4e des Chroniques d’Édimbourg le premier tome des Chroniques de San Francisco. Le principe est identique (les Chroniques de San Francisco ont inspiré l’auteur des Chroniques d’Édimbourg), mais je n’y retrouve pas le même humour bienveillant et j’aime beaucoup moins le récit conduit dans la ville américaine. Édimbourg a ses spécificités, la ville est moins excentrique, plus « coincée » – le terme est présent dans le texte, mais plus cotonneuse, plus confortable. L’entre-soi semble s’étendre au lecteur.

Un 4e tome réussi. Je vais lorgner à présent sur le 5e tome, L’insoutenable légèreté des scones.

Une lecture à ajouter au challenge Écosse de Livraddict.

Le Monde selon Bertie, Chroniques d’Édimbourg tome 4, Alexander McCall Smith, trad. Élisabeth Kern, éd. 10/18, 8,10€