Un sentiment plus fort que la peurJ’avais déjà lu un roman de Marc Lévy, mais je ne me souviens plus du titre… Un swap pour lequel j’ai acheté ce livre afin de l’offrir m’a donné l’occasion de lire Un sentiment plus fort que la peur. Je l’ai fait par curiosité, même si le titre à première vue ne me tentait pas. Je me méfie beaucoup de ces titres à rallonge que l’on voit fleurir dans la production contemporaine. Celui-ci est extrait d’une phrase qui apparaît deux fois dans le roman : « le courage est un sentiment plus fort que la peur ». Le courage est un sentiment, vraiment ?

Un sentiment plus fort que la peur est un thriller, assez addictif, mais qui me laisse finalement plutôt froide une fois la dernière page tournée. Bien sûr, on a envie de savoir comment les protagonistes vont s’en sortir. On enchaîne donc les pages, les situations extraordinaires (et il y en a : les personnages voyagent beaucoup, découvrent des indices, repartent à la chasse, essaient de ne pas se faire doubler, de ne pas tomber dans les pièges des uns et des autres), les petites incohérences aussi (ne pas se soucier du sort de tel personnage par exemple semble assez curieux), les étapes d’une chasse au trésor jusqu’à un dénouement pas si intéressant que cela (finalement, statu quo, Suzy et Andrew ne sont plus poursuivis, on n’attentera plus à leur vie). Je souhaitais poursuivre ma lecture, je lisais frénétiquement, mais n’en tire aucun sentiment bénéfique. Le texte est d’une prose accessible, il n’y a pas d’originalité dans le style qui aurait pu m’interpeler (contrairement au thriller que j’ai fini juste auparavant, La Vérité et autres mensonges – précisons que je décale la publication de ce billet pour que ma binôme de swap ne sache pas que je lui offre ce livre-là précisément).

Bref, c’est bien construit, le texte stimule la lecture, mais au final, je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre. Je pense que pour le résumer, j’utiliserais le mot « trop » : il y a trop d’enchaînements, trop d’aventures à mener, les enjeux sont trop élevés, il y a une telle surenchère que l’auteur me semble pécher par excès.

Un sentiment plus fort que la peur, Marc Lévy, éd. Pocket, 7,40€