Une demoiselle comme il fautLa prose de Barbara Pym me plaît particulièrement. Après Des femmes remarquables découvert il y a peu grâce à sa réédition chez Belfond, j’ai lu Une demoiselle comme il faut que Stellou m’a envoyé dans le colis « swap débutant ».

Ce roman est très proche de Des femmes remarquables. Mêmes vieilles femmes, célibataires – masculins et féminins, des pasteurs et autres membres du clergé anglican, des kermesses et ventes de charité, du thé que l’on boit pour se remonter le moral, à moins que ce ne soit du sherry. Les lieux ne semblent guère changer non plus, on est dans un quartier de Londres un peu éloigné, ni trop pauvre ni riche, avec de jolies petites maisons qui ont du potentiel et qui deviendront sans doute à la mode un jour. Le roman relate la petite vie paisible d’une communauté, avec son sociologue plus à l’aise avec des peuples d’Afrique que les dames de son entourage, le pasteur qui ne comprend pas ses ouailles mais qui laisse ce soin plus terre à terre à son épouse, les tentatives de rapprochement des célibataires, poussés par d’autres ou allant de leur propre volonté, et les tentatives d’éloignement quand le parti ne convient pas, même quand tout le monde pense le contraire.

Ce qui plaît dans ce roman, c’est l’harmonie d’ensemble, l’atmosphère paisible – et pourtant, tout est si agité et si confus si l’on prend chaque personne, individuellement, et surtout, l’humour discret qui s’égrène tout au long du texte. Une demoiselle comme il faut est un roman délicieusement suranné.

Je suis contente d’avoir un autre livre de Barbara Pym à lire prochainement (Adam et Cassandra) car c’est typiquement le type de livres que j’aime lire quand je suis confortablement installée. La lecture même ajoute en confort douillet.

Une demoiselle comme il faut, Barbara Pym, éd. Christian Bourgois