La Galerie des jalousies tome 2Les éditions Calmann-Lévy m’avaient fait parvenir le premier tome de La Galerie des jalousies et suite à ma lecture, m’ont adressé le deuxième tome que je viens de finir.

Il s’agit de la suite de cette sage minière, en Vendée, avec pour personnage principal une jeune femme, Isaure, amoureuse de Thomas depuis son enfance, alors que ce dernier a épousé Jolenta, qui est d’origine polonaise. Le premier tome se consacrait surtout à une enquête suite à la mort par balle d’un mineur, dans une galerie. L’enquête était menée par un policier qui est devenu l’amant d’Isaure. Dans La Galerie des jalousies tome 2, ce policier conduit Isaure à Paris, auprès de sa mère, et lui fait découvrir les joies de la capitale. Mais Isaure n’aspire qu’à retourner dans son village, près de Thomas.

Il est moins question de la mine dans ce deuxième opus. Mis à part quand le nouveau directeur pousse par les mineurs à faire grève et quand les chevaux que soigne Pierre n’arrivent pas à se dégager et n’y parviennent que grâce à l’aide d’Isaure qui n’a pas hésité à s’enfoncer dans la mine pour les sauver. On évoque surtout la relation d’Isaure et du policier, qui devient dans des circonstances très particulières  son mari. Son héritage change la donne pour Isaure, qui n’a plus à se soucier de gagner sa vie. Et puis bien entendu, on suit l’évolution de la relation de Thomas et d’Isaure avec la jalousie que cela suscite chez Jolenta.

La fresque est mouvementée, les événements se succèdent, grands et petits, tout est bien combiné, le rythme est bon. Je déplore cependant l’apitoiement permanent d’Isaure, moins visible à mon avis dans le premier tome (à moins que je n’aie été davantage décidée à pardonner les excès d’Isaure compte tenu de son enfance malheureuse… A présent que l’enfance est loin derrière elle et qu’elle s’est dégagée de l’emprise de son père, je lui trouve moins de raisons de rabâcher que son enfance a été gâchée, que la comtesse a fait d’elle son jouet, etc.) Isaure a bien des raisons de s’apitoyer sur son sort actuel, sur son veuvage, sur son amour impossible, mais devrait délaisser ses récriminations pour d’autres événements plus anciens, me semble-t-il. Le caractère impétueux d’Isaure est ainsi parfois difficile à supporter. Heureusement qu’à côté de cela, elle fait preuve de courage et de fermeté, comme lorsqu’elle doit enseigner et se trouve confrontée à la rancœur et aux commérages des femmes du village.

La Galerie des jalousies est une saga en trois tomes. On ne peut pas prédire à la fin du deuxième tome ce qu’il va advenir d’Isaure. Réussira-t-elle à vivre son amour avec Thomas ? Pourra-t-elle mettre à bien son projet de réaliser une école pour orphelins ? A suivre…

La Galerie des jalousies tome 2, Marie-Bernadette Dupuy, éd. Calmann-Lévy, 22,90€