Le Parfum d'AdamLe Parfum d’Adam est un thriller de Jean-Christophe Rufin, un livre acheté d’occasion pour l’adresser à ma binôme du swap « green », entre autres livres (que je ne lirai pas par contre car ils m’intéressent moins). J’ai lu ce roman il y a plusieurs jours, j’écris quelques lignes d’avis mais ne le mettrai en ligne que lorsque ma binôme aura reçu son colis, pour ne pas lui mettre la puce à l’oreille.

Pourquoi avoir choisi ce livre ? Ma binôme lit des thrillers, le thème du swap est l’écologie (ou la couleur verte, peut-être). Pour ma part, j’ai choisi de lire ce livre parce que ce mélange thriller + écologie m’intriguait. Le roman se lit bien, il est agréable, ce n’est pas une lecture absolument mémorable, mais elle est assez captivante sur le moment. Bref, un roman qui fait tout à fait son affaire.

Un duo d’enquêteurs habitué aux missions les plus extrêmes se retrouve car « les conditions sont réunies ». Ces conditions sont celles d’une mission qui les tiendra en haleine et les rapprochera à nouveau. Tout commence par une banale enquête sur des animaux libérés dans un laboratoire polonais. Mais derrière se cache un plan inhumain. Une jeune écologiste pleine d’idéaux, déséquilibrée, facilement influençable est le pion idéal pour mener à bien une entreprise dirigée dans l’ombre, théorisée et bientôt mise en pratique grâce à un leader aux opinons extrêmes. La nature se meurt parce qu’il y a trop d’hommes sur terre. Et qui se reproduit vite, en grand nombre ? Les pauvres des pays en voie de développement. L’idée est donc de réduire leur nombre en répandant une épidémie meurtrière…

L’écologie, telle qu’elle apparaît dans ce roman, est le fait d’êtres dénués de scrupule, vindicatifs, prêts à tuer. L’image n’est pas rassurante, c’est le moins que l’on puisse dire. L’auteur explique en fin de roman que l’écologie aux États-Unis a un aspect très différent de l’écologie en France et que des positions telle que celle qui est évoquée ne sont pas loin d’y surgir. Ce serait à creuser (mais les textes mentionnés sont loin d’être traduits de l’anglais au français). Quoi qu’il en soit, l’écologie n’est en fait qu’un prétexte, le leader est surtout un être qui hait les hommes en général et surtout les hommes pauvres. On comprend mieux son envie d’extermination.

Le roman est globalement bien mené. Je regrette par contre que la jeune femme du duo (j’ai malheureusement oublié son prénom) se laisse si facilement prendre au piège à la fin du roman. Pour un agent aussi chevronné, ce n’est pas glorieux. C’est un point faible du récit.

Le Parfum d’Adam, Jean-Christophe Rufin, éd. Flammarion, 20,30€  réédité en format de poche chez Folio