Le Pays de la libertéAprès un roman jeunesse, un court roman en anglais et un début de 2e roman en anglais (il faudrait que je le reprenne…), je viens de lire un autre livre de Ken Follett, Le Pays de la liberté. C’est un roman que j’avais acheté d’occasion dans une brocante.

Le Pays de la liberté est un roman d’aventure, un roman historique aussi et un roman d’amour (cette troisième composante est pour moi moins intéressante, elle ne prend d’ailleurs de l’ampleur qu’en fin de récit). Il est composé de trois parties qui définissent l’espace géographique où se situe l’action : l’Ecosse avec le travail de la mine, Londres avec le travail de docker, la Virginie, colonie anglaise qui a soif d’autonomie avec les plantations de tabac, l’esclavage et les forçats qui sont contraints de travailler comme des esclaves afin de purger leur peine.

Le héros de ce roman est Mack, mineur éduqué qui entend faire valoir ses droits : en Ecosse, tous les enfants deviennent propriété du maître de la mine, ils sont obligés d’y travailler toute leur vie. Or, cette coutume n’a pas de valeur légale, apprend Mack : il peut partir à sa majorité. La justice, la revendication de ses droits ainsi que de ceux qui sont ses égaux l’animent, où qu’il soit, ce qui lui amène beaucoup d’ennuis, ce qui le fait frôler la mort à plusieurs reprises. Mack est un meneur et on entend bien se débarrasser de lui… Ce qu’il souhaite, c’est pouvoir agir en homme libre. L’exil vers une terre américaine encore vierge conclut ce roman. Un nouveau départ est possible – avec la femme qu’il aime et dont il est aimé, qui plus est.

La première partie m’a donné une impression d’irréalité, de situation digne d’un conte, avec ses bons, ses méchants, c’est assez stéréotypé. La rivalité des deux frères a pu me faire penser au conte Les Yeux de dragon par exemple. Ou bien sûr, au mythe biblique auquel il est d’ailleurs fait référence. A Londres, j’ai senti le texte plus ancré dans la réalité sociale (alors même que cette réalité nous était montrée dans la première partie, avec le dur travail de la mine et la punition cruelle que subit Mack), moins « mythique » dirais-je, plus réaliste. La troisième partie ne fait que confirmer cette impression. Le caractère historique du roman est ce qui m’a plu le plus. Mack est cependant une sorte de héros hors norme, un personnage romanesque auquel il manque quelques défauts pour le rendre plus complexe et donc plus humainement crédible.

Le Pays de la liberté est un roman plaisant, pas exceptionnel, mais agréable. Un bon moment de lecture facile et prenante.

Le Pays de la liberté, Ken Follett, trad. de Jean Rosenthal, éd. Le livre de poche, 8,10€

Une lecture à ajouter à mon « challenge Écosse » de Livraddict