Grâce à Audible, j’ai une nouvelle fois écouté un livre audio. Cette fois-ci, mon choix s’est porté sur Agatha Raisin enquête, tome 7, A la claire fontaine. Pourquoi ? Parce que j’avais lu tous les tomes précédents mais ne comptais pas poursuivre l’achat des livres de cette série (cela me revenait beaucoup trop cher, d’autant que la qualité des textes ne justifie pas pour moi un tel investissement). Pour connaître tout de même la suite des aventures de cette enquêtrice qui met les pieds dans le plat, une solution envisageable était d’utiliser un des crédits Audible mis à ma disposition. L’autre possibilité aurait été d’attendre que la bibliothèque locale acquiert les différents tomes – mais j’ignore si la série va être achetée au-delà des premiers volumes…

Oralement, Agatha Raisin enquête a aussi un intérêt particulier. Le franc parler, les expressions imagées, souvent populaires, du personnage principal, pourraient être plaisantes à écouter. Et c’est justement ce qui m’a plu dans l’écoute de ce livre audio. La langue colorée d’Agatha est ainsi mise en valeur.

Agatha Raisin enquête 7 A la claire fontaine

A la claire fontaine s’étend sur plus de cinq heures d’écoute. C’est long quand on reste devant son ordinateur comme je le fais. J’ai dû beaucoup morceler cette écoute. Problème : j’ai eu des difficultés à retenir le nom des personnages. Quand je lis, c’est souvent difficile pour moi de m’y retrouver dans les noms propres, mais à l’écoute, je trouve cela encore plus difficile. Avec ce morcellement obligé, la tâche était ardue. J’ai donc souvent perdu l’identité des personnages : la personne dont il était question faisait-elle partie des pour ou des contre l’exploitation de l’eau ? Cela dit, même sans savoir précisément qui était qui, on s’en sort tout de même, vu que l’histoire n’est pas franchement complexe.

Il y a à deux ou trois reprises des petits soucis d’enregistrement. La lectrice reprend une phrase déjà dite. Il est peut-être dommage que l’on n’ait pas donné une identité plus forte aux personnages en faisant intervenir différents lecteurs. Cela dit, la lectrice, Françoise Carrière, s’efforce réellement de différencier les personnages les uns des autres grâce à l’expressivité de sa lecture.

Pour le texte lui-même : l’enquête porte sur une fontaine d’un village voisin de celui d’Agatha. Un homme y est retrouvé mort. Faisait-il partie de ceux qui étaient favorables à l’exploitation de l’eau ou au contraire, refusait-il de donner son accord ? Les membres du conseil municipal se déchirent en effet à ce sujet. Agatha choisit – en réalité contrainte par son orgueil, suite à la remarque acerbe d’une vipère du village – de représenter la compagnie des eaux et se charge de sa communication. Et puis, à titre personnel, entend bien découvrir qui est le meurtrier. Avec ou sans l’aide de James. Sans son aide, parce que James l’évite. Puis avec, même si Agatha s’affiche avec le dirigeant de la compagnie, bien plus jeune qu’elle, parce que quand l’un et l’autre font taire leurs rancœurs, ils sont plus efficaces ainsi.

On comprend assez facilement qui est le méchant de l’histoire. L’enquête, dans cette série de romans, ne me paraît qu’un prétexte pour exposer la vie de village avec ses commérages et pour mettre en avant le personnage d’Agatha, son tempérament, ses réparties, mais aussi ses faiblesses.

Un roman assez amusant.

A la claire fontaine, Agatha Raisin enquête tome 7, M. C. Beton

Pour le livre audio : lecture de Françoise Carrière, éd. Audible studios, 12,95€