Les AssistantesLes Assistantes est un roman qui se lit très facilement, le genre de livre que l’on dévore quand on n’a pas envie de se casser la tête à lire quoi que ce soit qui demande un peu de réflexion. Cela tombait bien, j’avais besoin de lire quelque chose d’aussi facile.

J’ai acheté Les Assistantes après avoir lu la 4e de couverture. L’assistante en question, Tina, prend une revanche sur celui qui la dirige et sur l’organisation même de la société – enfin, dans une certaine mesure. Il y a quelques malversations, cela commence par une idée égoïste – légitime tout de même si elle n’est pas légale, cela prend de l’ampleur, sous la contrainte tout d’abord, puis avec l’aide de quelques autres assistantes et employées sous-payées qui ont accumulé des dettes à cause de leurs études – l’histoire se déroule aux États-Unis, précisons-le.

De la solitude à l’union de quelques jeunes femmes pas si dissemblables les unes des autres comme elles pensaient l’être. De la soumission à l’action.

Modérons cependant le propos : il y a une ambivalence dans le comportement de Tina. Elle se croit redevable à son patron, elle a honte de le décevoir, etc. On n’est pas dans la revanche pleine et entière sur un état de fait révoltant. C’est un peu plus nuancé que ce que j’aurais préféré lire. Le roman pourrait répondre à la phrase « faisons des vagues, mais pas trop. »

Un sentiment assez ambigu au final après cette lecture. Pas mal, mais une héroïne qui manque un peu de punch et des personnages assez caricaturaux – mais enfin, si on ne demande qu’à lire un livre pour se changer les idées, cela convient.

Les Assistantes, Camille Perri, trad. de l’américain par Elsa Maggion, éd. Denoël, rééd. France Loisirs dans sa collection Piment, 9,99€