Du sang sur la glaceDu sang sur la glace est un roman qui m’a beaucoup plu. J’ai lu quelques critiques à son sujet qui jugent ce roman plutôt médiocre, ce dont je m’en étonne, tant j’ai été captivée. Ce n’est pas tant le récit ce meurtre commandité et non exécuté qui est intéressant que les histoires qui sortent de l’imagination du personnage principal, à tel point qu’il brouille sa propre perception de la réalité.

Olav, « expéditeur » dyslexique qui ne supporte pas que l’on frappe une femme, n’aurait pas dû accepter la mission de son patron, aurait dû partir avant qu’il ne soit trop tard. Il réfléchit peu, mais a un bon instinct de survie, si bien qu’il comprend que plus il en sait sur son patron, moins il a de chance d’être épargné par celui-ci. Ce n’est qu’une question de temps pour qu’on veuille lui faire la peau, à son tour. Quand Olav tue par mégarde le fils de son patron, amant de la femme de ce dernier sous le charme de laquelle il est tombé, ses chances de survie sont maigres…

J’aime particulièrement le ton du texte, les pensées de ce personnage, c’est concis et percutant. Assez drôle aussi.

C’est la première fois que je lis un roman de Jo Nesbo (imaginez le o final traversé d’une barre oblique, signe que je ne sais pas reproduire sur cette lettre dont j’ignore la prononciation), je vais mettre son nom de côté pour lire un autre de ses livres quand l’occasion se présentera.

Du sang sur la glace, Jo Nesbo, trad. du norvégien par Céline Romand-Monnier, éd. Folio policier, 6,60€