Adam et CassandraAh, que j’aime les romans de Barbara Pym ! Adam et Cassandra est le troisième que je lis (rappelez vous Des Femme remarquables et Une Demoiselle comme il faut). Le décor campagnard, dans une Angleterre anglicane où les ragots vont bon train… Un nouvel arrivant, comme dans les romans précédents, et tout ce petit monde en quête de scandale et de nouveautés, s’emballe. En l’occurrence, cet Hongrois ne ferait pas la cour à une femme mariée ? Cassandra est pourtant si dévouée (tellement que c’en est écœurant, même pour elle, par moments) à son excentrique mari, Adam, auteur de romans et peut-être d’une épopée s’il arrive à l’écrire… Croquera-t-elle dans la pomme ?

Ce n’est pas tant d’ailleurs cette question qui porte le roman que les descriptions du foyer typique, des espérances des jeunes gens souhaitant se marier, des regrets et résignations des hommes ou des femmes mariés depuis longtemps… Les réunions chez les uns et les autres ainsi que les rencontres fortuites ou encore la messe elle-même donnent à voir l’attitude des uns et des autres, laisse deviner leurs pensées, leurs projets. Dans un petit village, tout se sait ou finit par se savoir, car chacun vit sous le regard d’autrui.

Et puis il y a l’humour, la dérision. Barbara Pym est très forte pour cela et j’adore ce qu’elle écrit.

Adam et Cassandra, Barbara Pym, trad. de François Dupuigrenet Desroussilles, éd. Payot & Rivages, 8,65€