Ne tirez pas sur l'oiseau moqueurNe tirez pas sur l’oiseau moqueur est un excellent roman, que j’ai aimé énormément, et que j’aurais sans doute aimé en le lisant plus jeune.

Je trouve toujours étrange que l’on considère qu’il faille écrire des « romans pour adolescents », du « young adult ». Certains romans, qui ne sont pas spécialement destinés à ce lectorat, qui peuvent toucher des lecteurs bien plus âgés comme je le suis, peuvent également toucher des ados. Ils ont une portée universelle. On n’apprécie peut-être pas les mêmes choses, on n’en a pas tout à fait la même lecture à tel ou tel âge, mais beaucoup de romans se prêtent à une lecture à tout âge. Et Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, avec son thème de l’enfance, du regard porté sur des événements survenus pendant l’enfance voire les premières années de l’adolescence pour le frère de Scout, sur l’enfance qui s’éloigne, car les personnages – malgré le jeune âge de Scout – gagnent en maturité, me semble à mettre particulièrement en avant dans cette « catégorie » (si on peut parler de catégorie, car le terme ne me semble pas des plus judicieux). C’est un roman que j’aurais aimé lire à 14 ans, c’est un roman que je regrette de ne pas avoir découvert à cet âge-là, mais que je suis heureuse d’avoir lu aussi à présent.

Le regard de Scout, brillant de logique enfantine, avec ses interrogations, sa clairvoyance, ses révoltes, trace magnifiquement le chemin à travers les pages et quelques années de vie. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un hymne à la tolérance, à la patience non résignée. Malgré des échecs, il y a l’espérance.

Le personnage de Boo m’a, en toute fin de roman, particulièrement touchée.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, n’importe quelle 4e de couverture pourra vous en apprendre suffisamment. Je ne peux que vous conseiller grandement de lire ce livre si ce n’est pas déjà fait car c’est une merveille.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee, trad. d’Isabelle Stoïanov, éd. Le livre de poche, 6,60€