Un roman anglaisUn roman anglais est un livre que j’ai pioché dans un bac, parce que je pouvais prendre gratuitement un livre. Je n’ai pas cherché longtemps, j’ai vu que ce roman se passait en Angleterre pendant la première guerre mondiale, cela m’a suffi pour que je le choisisse. Comme il est court (170 pages avec des caractères assez grands), je l’ai lu vite. J’avais besoin d’intercaler un roman entre différentes autres lectures…

Un roman anglais n’est pas un livre que j’ai beaucoup aimé. L’histoire se déroule majoritairement en 1917 et 1918. Une famille avec un enfant de deux ans fuit Londres et ses bombardements pour sa propriété dans la campagne. La femme, traductrice, souhaite se remettre à travailler et pour cela, veut embaucher une jeune femme qui s’occuperait exclusivement de son fils. Le père, horloger, ne s’intéresse visiblement qu’à ses mécanismes et ne sait comment se comporter avec son fils. Une petite annonce est passée, une George leur répond, elle arrive par le train… mais c’est un George. Passé le premier moment d’hésitation, chacun reconnaît la valeur de George, capable d’intéresser l’enfant et de le calmer. Tous, sauf Edward, le mari, qui éprouve une sourde jalousie : son fils préfère la compagnie de George à la sienne, sa femme peut-être aussi, sa vie confortable ou plutôt celle qu’il imaginait pouvoir vivre en est bousculée.

Tout est latent dans ce roman, avec beaucoup de non-dits, de non-faits, de bribes de paroles interrompues. C’est assez cotonneux. De fait, on a l’impression parfois que le récit se traîne. Seul un drame peut casser cette ambiance et faire vivre les personnages – mais c’est dans la mort qu’ils tombent, sans avoir réellement voulue cette mort – ou qui sait.

Je n’ai pas aimé l’écriture, avec ses répétitions, ses phrases nominales très fréquentes, ses formes verbales à l’infinitif également fréquentes. On me dit, en quatrième de couverture, que ce roman « rappelle tant Virginia Woolf ». J’avoue n’avoir jamais encore lu cette auteure (ou plutôt, j’ai essayé, il y a vingt ans environ, mais n’étais pas parvenue à lire le roman que j’avais entre les mains…. il faut que je réessaye à présent).

Un roman qui a choisi l’édulcoration, mais qui me semble un peu trop délavé.

Un roman anglais, Stéphanie Hochet, éd. Payot-Rivages, 15€ le livre broché, 7,90€ en format poche