Vous avez remarqué à quel point je néglige ce blog ? Je manque de temps, tout simplement… Et j’ai tellement de projets de couture actuellement que cela ne va pas s’arranger de si tôt. J’ai quand même lu quelques livres pour lesquels je vais noter ici quelques informations et donner rapidement un avis.

Royaume de vent et de colères, Jean-Laurent del Socorro, éd. J’ai lu

Royaume de vent et de colèresC’est un livre que ma binôme du swap « coup de cœur » m’a adressé. Il s’agissait d’un livre qu’elle avait particulièrement aimé. Pour ma part, j’ai apprécié le côté historique. L’aspect « fantasy », peu marqué, ne m’a pas dérangée outre mesure. Par contre, c’est la composition du livre que je n’ai pas vraiment appréciée. Cela manque de structure. Et puis, ce roman n’est pas assez étoffé, il ne raconte que l’essentiel, il est minimaliste, il me semble manquer d’envergure, surtout compte tenu des combats menés, de la force épique qui aurait dû s’en dégager. L’idée de présenter, après une série de courts chapitres où le récit est linéaire mais effectué par différents narrateurs, des bribes de vie de chacun me semble un peu faible. Le roman paraît morcelé, d’autant que ces chapitres sont eux aussi très courts. L’auteur écrit des nouvelles, ce livre est son premier roman : je pense que cela se sent et que je trouverais davantage de plaisir à lire ses nouvelles car le format court me semble plus adapté à son écriture.

Death comes to Pemberley de P. D. James

C’est un roman de la collection Harrap’s yes you can avec le texte original et des notes de vocabulaire en marge. J’ai mis beaucoup de temps pour le lire puisque je l’ai commencé il y a plusieurs mois, mais je suis heureuse d’en être venue à bout pendant ces vacances et de ne pas avoir trouvé la lecture trop difficile alors que le livre est classé en niveau intermédiaire (il me semble qu’en anglais, j’ai plutôt un niveau pré-intermédiaire). J’apprécie beaucoup cette collection, c’est le deuxième roman en anglais que je parviens ainsi à lire. J’avais vu le film Pemberley d’après ce roman et… cela n’a pas grand chose à voir. L’adaptation cinématographique n’est pas fidèle.
J’ai trouvé qu’il y avait dans ce roman des longueurs, des propos rabâchés (que dire de l’épilogue qui n’est en fait que la répétition de ce que nous savons déjà !). C’est ce qui m’a le plus déplu. Il faudrait que je lise d’autres romans de P.D. James pour le savoir, mais si c’est une caractéristique de son écriture, je risque de ne pas aimer son œuvre.

La Malédiction de la maison FoskettLa Malédiction de la maison Foskett de M.R.C. Kasasian, éd. France Loisirs, coll. Piment

Deuxième volet des enquêtes de Middleton (une jeune femme intrépide qui se soucie fort peu de paraître « féminine ») et Grice (son tuteur, détective « personnel » dépourvu de toute empathie pour le genre humain). J’avais lu le premier tome et souhaitais poursuivre la lecture de cette série. C’est une lecture distrayante, sans être formidable. J’aime bien, cela se lit bien, mais on passe vite à autre chose. L’enquête progresse peu, il s’agit surtout de visites à l’un ou l’autre des personnages impliqués, de surenchère dans la cruauté de ces protagonistes. On y lit des allusions à d’autres romans policiers, on se promène avec les personnages dans des quartiers sordides de Londres, Grice est toujours antipathique bien sûr, le coupable se devine assez facilement (dans ce genre de romans, c’est souvent la personne qu’on doit le moins soupçonner, évidemment), Middleton lance des répliques bien senties comme à son habitude (notamment autour du motif de la défense des animaux, assez marqué dans cet opus) mais c’est répétitif. Pour que la série demeure intéressante, il faudrait un peu plus de dynamisme.