Ashworth hallD’Anne Perry, j’avais déjà lu deux romans policiers de la série William Monk, le policier amnésique… Ces derniers jours, j’ai lu un autre roman de la même veine, mais de la série consacrée au couple Charlotte et Thomas Pitt, Ashworth hall. Je dois dire que j’y ai trouvé des personnages qui m’ont paru fort semblables à ceux de la série William Monk, avec notamment une épouse qui fait preuve de courage et s’exprime quand il le faut. La différence majeure tient dans le niveau social. Les protagonistes d’Ashworth hall font partie de la haute société, Charlotte elle-même vient d’une famille très aisée mais a épousé Thomas, qui doit travailler pour vivre… Les différences sociales sont d’ailleurs un thème important de ce roman.

Un homme est menacé de mort, alors qu’il doit mener des pourparlers très difficiles entre catholiques et protestants irlandais, modérés ou extrémistes, qui ont des visions très différentes de l’avenir de l’Irlande. De même que leurs épouse ou sœur et même leurs domestiques… La réunion se tient en grand secret dans la demeure d’Ashworth hall. Mais entre coups de théâtre, meurtre et explosifs, cette rencontre entre des protagonistes qui se détestent tous s’avère fort compliquée à gérer. Des révélations peu glorieuses sur le comportement du mort, des amourettes entre domestiques et le caractère fort peu avenant du second de Thomas Pitt accompagnent le tout. L’enquête piétine un bon moment, on nous oriente vers différents meurtriers et mobiles possibles. Le roman est plaisant – malgré un peu trop d’emphase et de répétitions -, la période, les événements historiques, la question irlandaise donnent de la profondeur au roman, mais la chute, à vrai dire, me semble assez décevante.

Asworth hall, Anne Perry, éd. 10/18, coll. Grands détectives