MiddlemarchMiddlemarch est un classique de la littérature anglaise que l’on m’a offert lors d’un swap. Plus de 1000 pages avec une écriture assez fine : j’ai donc mis beaucoup de temps pour le lire, d’autant que j’ai souvent intercalé cette lecture avec d’autres romans plus courts et plus faciles. Ce n’est pas le style, la langue, qui m’ont posé des difficultés dans Middlemarch. C’est très bien écrit – bien sûr, je ne juge que la traduction française – et le propos est clair. Par contre, le livre est daté : il fait maintes références à des événements historiques, à des livres ou faits culturels qui ne devaient poser aucun problème de compréhension aux lecteurs contemporains. Par contre, à présent, ce n’est plus le cas… Ce serait le point négatif de ce roman. On ne peut le lire de manière totalement fluide, on est obligé de courir chercher les notes de fin d’ouvrage si l’on souhaite tout comprendre. Or, je déteste chercher en fin d’ouvrage (si encore il s’agissait de notes de bas de page, ce serait plus facile d’accès !) J’ai donc passé outre ces nombreuses références.

Mis à part ce petit problème, j’ai très grandement apprécié ce roman qui met en scène un certain de personnages principaux et beaucoup de personnages secondaires. Toute la communauté de Middlemarch, avec son fonctionnement, ses relations, sont mis en lumière, mais surtout deux femmes, Rosamond et Dorothea, et leurs époux – avant et après mariage, ainsi que le frère de Rosamond, Fred Vincy avec ses aspirations et ses déboires, et son amour pour Mary. Ce qui est remarquable dans ce roman, c’est l’analyse fine des comportements, des pensées, des caractères de chacun. Il s’agit d’une étude psychologique minutieuse. Et cela sans ennuyer. On se prend d’intérêt pour ces personnages que l’on regarde littéralement vivre.

Le roman est aussi empreint d’un humour discret. Quelques sourires me sont venus au cours de ma lecture.

En conclusion, je dirais que c’est un excellent roman, que l’abondance de références culturelles a fait sans doute mal vieillir, mais qui reste d’un très grand intérêt.

Middlemarch, George Eliot, éd. Folio classique