Le Secrétaire italienLe Secrétaire italien est, comme l’indique la couverture, « une nouvelle aventure de Sherlock Holmes ». Il s’agit d’un pastiche réussi de l’œuvre de Conan Doyle.

Watson prend la plume pour narrer une enquête menée en Écosse, dans une résidence de la reine, où deux meurtres effroyables ont été commis. Complot étranger ? Les Allemands s’allieraient-ils avec des nationalistes écossais ainsi que le suggère l’attaque du train que subissent les protagonistes ? A moins que ce ne soit le fantôme du « secrétaire italien » de Marie Stuart, assassiné dans la tour ouest du château qui doit être enfin restaurée, qui viendrait ainsi se venger des siècles plus tard…. Hypothèse que Sherlock Holmes ne semble pas négliger tant les lieux semblent chargés d’histoire.

A la demande expresse de son frère Mycroft, Holmes enquête donc, assisté de Watson, prompt à se servir d’une arme ou à aider les demoiselles en détresse.

L’enquête n’est sans doute pas la plus captivante qui soit, mais elle fait revivre les personnages que l’on connaît bien avec une bonne exactitude, il me semble, de caractère et d’opinions. Cette similitude s’étend aussi bien à la façon de s’exprimer et celle d’agir. On pourrait croire à un roman oublié du créateur de ces personnages.

Le Secrétaire italien, Caleb Carr, trad. de l’américain par Jacques Martinache, éd. Pocket, 6,95€