La Carapace de la tortueC’est un roman en format de poche que l’on m’a offert lors d’un swap. Je n’avais jamais entendu ce titre, je ne connaissais pas l’auteure. La couverture en est assez attractive (ce sont des marshmallows, non ?). Au début, j’ai pensé que La Carapace de la tortue avait des similitudes avec d’autres romans comme L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – sauf qu’il y a quelques hommes dans l’immeuble du roman, même s’ils sont minoritaires ou encore Les Chroniques de San Francisco. Pourquoi ? On y trouve une figure féminine tutélaire, qui veille sur les locataires. En l’occurrence, la tante, omnipotente, qui trône dans son lit et prend en main le destin de sa nièce, obèse, myope sans lunettes, gaffeuse, en déséquilibre constant, seule, écorchée.

Je trouvais le roman assez moyen et puis finalement, il est sorti des schémas attendus et s’est révélé meilleur que je ne l’aurais cru au départ. La nièce sort de sa coquille, progressivement, affronte le monde extérieur, écoute les gens, redonne confiance aux enfants. La fin est inattendue. Je pensais que le roman pourrait se classer dans les « feel good », ceux qui mettent de bonne humeur et finissent bien. Si bien que j’ai été surprise, ce qui n’est pas une mauvaise chose. Le roman enchaînait trop de poncifs à mon goût, il s’en est écarté et c’est tant mieux.

La Carapace de la tortue, Marie-Laure Hubert Nasser, éd. Folio