La Dame en blancJ’ai terminé ce livre depuis deux semaines peut-être et j’aurais dû en parler plus tôt… La Dame en blanc est le premier roman que je lis de Wilkie Collins. Autant la littérature française m’est familière (ou relativement familière, je ne peux me targuer de tout connaître), autant la littérature de langue anglaise m’est inconnue, mis à part quelques livres de Dickens ou de Stevenson par exemple (auteurs que j’ai d’ailleurs lus il n’y a pas si longtemps, parce que là encore, je ne connaissais pas tout). Récemment, je me suis penchée sur Middlemarch de G. Eliot. Et là, donc, La Dame en blanc, présenté en première de couverture comme « le chef-d’œuvre de l’inventeur du suspens ».

Même si Middlemarch possède de grandes qualités d’écriture, il est assez âpre à lire compte tenu de ses références culturelles incessantes. Ce n’est pas un défaut que l’on rencontre dans La Dame en blanc, lisible par n’importe quel lecteur, même contemporain. Le livre est clair, on avance progressivement dans l’histoire – même si quelques phrases nous indiquent que certains passages sont racontés par les personnages après les événements. Chaque protagoniste prend la plume pour narrer ce qu’il a vécu et tout est compilé par un personnage qui souhaite ainsi dévoiler toute l’affaire.

On est parfois à la frontière du réel : l’apparition de la dame en blanc semble surnaturelle, la ressemblance frappante entre les deux femmes nous paraît aussi inexpliquée. L’auteur semble souhaiter faire hésiter le lecteur, le conduire à de fausses déductions. W. Collins joue avec son lecteur, c’est sans doute en cela que le roman nous pique, nous entraîne plus loin dans la lecture. C’est un roman copieux, de plus de 800 pages de caractères fins, mais il intrigue tant qu’on ne voit pas les pages défiler.

Au final, tout se tient, toutes les explications sont fournies – certaines se comprennent avant leur dévoilement, toutes les ficelles ne sont pas si subtiles. La Dame en blanc est un roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, une jolie découverte pour moi…

La Dame en blanc, Wilkie Collins,  trad. de l’anglais par Paule-Emile Daurant-Forgues,éd. Archipoche, 9,65€