Cela fait plusieurs semaines que je n’écris que ponctuellement sur ce blog, que je regroupe des lectures pour n’en faire qu’un billet faute de temps, parce que je suis prise par d’autres choses et que je manque de motivation. Pourquoi conserver ce blog ? me suis-je déjà demandé. A quoi sert-il ? Actuellement, uniquement à garder trace de mes lectures en insérant quelques mots à leur propos. Je pourrais tout aussi bien garder cette trace sur Livraddict, cela me suffirait. Parce que cette trace n’a d’importance que pour moi.

Récemment, un commentateur a estimé que je n’ai que des lectures « simplettes » (tous les auteurs que je lis apprécieront le compliment fait à leurs livres). Peu importe si cette personne raconte des âneries, cela a accentué chez moi l’envie d’en finir. Je ne souhaite pas écrire sur ce blog pour que mes billets et mes lectures soient jugés et pour que l’on me prenne à parti. J’aurais pu ne pas valider les commentaires, mais c’était contre mes pratiques. J’aurais pu supprimer la possibilité de laisser des commentaires (ce que j’ai fait ce jour : je n’autorise aucun commentaire sur ce billet ou sur ce qui précède afin d’avoir la paix), mais cela ne supprimerait pas le fond du problème. Ces opinions, je les écris pour garder en mémoire ce que j’ai lu, et c’est tout. Je n’écris plus pour d’éventuels lecteurs.

Ainsi se termine chocolatcannelle. Ce blog a été une aventure de dix ans, avec des variantes sur sa forme et son contenu. J’avais commencé en ayant un pied à Neoplaisir, et rapidement un pied aussi sur le site web du magazine Sensuelle. Puis il y a eu les éditions Dominique Leroy. Ces expériences n’auraient pas existé sans mon activité sur Internet, sans mon blog. Merci donc à chocolatcannelle d’avoir existé (ha ha, c’est un peu comme si je me congratulais moi-même). ChocolatCannelle, avec majuscules, autrement dit mon pseudonyme, continuera d’exister à travers ses publications – je ne garantis pas qu’il y en aura de nouvelles, j’ignore si j’écrirai encore car l’envie d’écrire ne me prend que par moments. Autrement dit, rendez-vous en librairies ou plateformes de téléchargement pour ce qui y figure déjà et peut-être pour ce qui y figurera un jour. Je vais très certainement créer une page Internet pour recenser mes écrits, cela m’évitera d’en perdre le compte.

Sur ces derniers mots, je vous remercie d’avoir suivi ce blog et vous dis bye bye.